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  • « La Ronce dans tous ses états »

    Je reviens ici rapidement sur les interventions effectuées par Valérie Falque, Sandrine Farget, Noémie Saillenfest et moi-même à la journée annuelle de l’Institut de Formation à l’Herboristerie de Chalencon (07).
    Pour information, voici le site de l’école : https://www.institut-francais-herboristerie.fr

    Il ne s’agit pas de livrer le contenu précis des prestations de chacune, mais plutôt de résumer ce qui a été mis en avant : ce que la Ronce apporte, autant au sol, aux végétaux et aux animaux, qu’aux humains (qui sont aussi des animaux, rappelons-le).

    Sandrine, Valérie et Noémie sont également d’anciennes élèves de l’IFH.
    Sandrine est éco-paysagiste dans la Marne (https://www.sandrinefarget.com et https://www.institut-francais-herboristerie.fr/temoignages/sandrine-farget/ ),
    Valérie organise des sorties botaniques autour de Marseille (https://www.institut-francais-herboristerie.fr/temoignages/valerie-falque/) et est photographe amateur (https://vfalque.wixsite.com/photographies/propos),
    Noémie est conteuse poétesse, animatrice et cueilleuse herboriste en Seine-et-Marne (https://www.institut-francais-herboristerie.fr/temoignages/adventice/).

    Sandrine nous a parlé de « la ronce, une mal aimée au cœur de la biodiversité ». Elle nous a rappelé combien cette plante est utile au sol comme pionnière, puis comme pépinière pour les autres plantes, notamment pour les jeunes arbres qui y poussent à l’abri des animaux brouteurs, combien elle est utile également aux animaux qui s’y réfugient, et enfin comme écosystème complet, d’autant que ses fruits sont aussi comestibles pour l’humain. Elle a rappelé également que la ronce est une étape dans l’évolution du paysage vers la forêt, et qu’ensuite elle disparaît. Elle a conclu sur le fait qu’il est plus qu’intéressant d’avoir une ronce chez soi, en la palissant, en la taillant régulièrement à la fin de la fructification pour éviter de déranger les habitants printaniers, estivaux et hivernaux.

    Valérie est intervenue sur les « Secrets de Ronce ». Elle a expliqué les usages ancestraux et modernes de la Ronce, en tant qu’aliment, boisson, remède, mais aussi comme élément magique et dans la symbolique. Plein de recettes dans cette présentation très intéressante qui réhabilite la Ronce grâce à ses nombreuses utilités.

    Ensuite Noémie a proposé un petit jeu façon « cadavre exquis » pour écrire des phrases sur la Ronce et ses particularités, pendant qu’un goûter était servi aux auditeurs. Brioches au miel de Ronce, bien sûr ! L’apiculteur : Johannes Boulon.
    Ludovic Tuaillon, osiériculteur vannier, était présent pour des démonstrations d’utilisation de la Ronce en vannerie.

    Pour terminer, Noémie et moi-même avons conté la Ronce.
    Noémie a choisi de retravailler le conte de « Poule Poulette et son Poussinet » version Ronce qui soigne, elle nous a émerveillés avec un « Conte des mille et une Ronces » et elle a prêté son temps et sa voix pour ma comptine à deux voix (et même trois, puisqu’une fillette a bien voulu conter avec nous), « Sous la Ronce », qui parle des habitants qui s’y cachent à l’abri.
    J’ai raconté « La Ronce et le jardinier », pour faire écho à la conférence de Sandrine sur le rôle de cette plante au sein de la biodiversité, puis j’ai fini par la comptine-poésie « La Ronce aux 4 saisons » pour évoquer tendrement les utilités de la Ronce tout au long de l’année.

    Le public a été sensible, je crois, à nos appels répétés pour arrêter de massacrer les Ronces de nos jardins… avons-nous pu réhabiliter cette plante « princesse », si « précieuse et protectrice », comme dit dans la comptine « La Ronce aux 4 saisons »… ? L’avenir le dira peut-être, en tout cas nous avons la prétention de le croire.

    Chalencon se réveille…
    Ruelle de Chalencon
  • L’eau de Saule

    L’eau de Saule

    Si vous avez des plantations, bouturages, marcottages à effectuer, ou tout simplement des plantes un peu faiblardes, vous pouvez utiliser de « l’eau de Saule » pour stimuler le développement des racines.

    Le Saule contient beaucoup d’auxine, une hormone de croissance. Il est possible de la concentrer par macération dans l’eau pour l’administrer aux autres plantes.

    • Quelques jeunes branches de Saule (peu importe la variété) juste cueillies ;
    • Un seau 🪣, un baquet, ou une lessiveuse sans ses ustensiles ;
    • Un couvercle ou une bassine retournée ;
    • De l’eau à température ambiante ;
    • Un marteau 🔨 ;
    • Un plan de travail solide qui ne craint pas les coups de marteau ;
    • Des bouchons d’oreilles sont recommandés ! 😁
    • Sur le plan de travail, marteler les branches de Saule jusqu’à les réduire en fibres ;
    • Les couper puis les mettre dans le seau ;
    • Remplir le seau d’eau ;
    • Couvrir le seau ;
    • Laisser macérer au moins 24h, voire 48h ;
    • Enlever ensuite les fibres qui seraient gênantes ;
    • Plonger les plants à enraciner dans cette eau au moins 15 minutes. Verser de cette eau dans le trou de plantation, installer le plant, recouvrir de terre, puis finir en arrosant le plant avec le reste de l’eau de Saule. Si cela n’est pas suffisant comme arrosage, ajouter de l’eau « normale ». Pailler le plant. Les arrosages suivants seront faits à l’eau « normale ».
    • Ou : mettre cette eau dans les pots de bouturage ou dans le lieu de marcottage.
    • Ou : arroser les plants un peu faibles avec l’eau de Saule une fois sur deux.