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  • Cueillette de feuilles de Noisetier

    Cueillette de feuilles de Noisetier

    Toute la période de la fin du printemps à l’été est propice à la cueillette des feuilles de Noisetier. Une partie de ma cueillette a été faite en juillet, et ce matin j’y suis retournée, car mon stock a été sévèrement entamé.

    Je cueille pour ma famille et moi, pour mes invités et pour les ateliers « Tisanes de Margeride ». Ces ateliers vont se mettre en place ce mois-ci seulement, car j’attendais d’avoir assez de matière première pour les proposer. Ce sera une balade pour découvrir les plantes présentes tout autour de la maison, pour apprendre leurs vertus, pour savoir comment sécher les plantes chez soi sans séchoir, pour prendre le temps de faire une tisane dans les règles de l’art, et repartir avec son sachet personnalisé.

    Que c’est une feuille toute douce au toucher, toute tendre à croquer, au bon goût de noisette fraîche. Au séchoir elle embaume l’air de vert frais… sèche elle sent la noisette fraîche, et infusée elle est douce et agréable, sans amertume.

    Grâce à ses tanins, elle est un tonique veineux ; ses dérivés flavoniques sont anti-hémorragiques, hémostatiques ; ses polyphénols sont anti-inflammatoires, anti-œdémateux et cicatrisants.

    Elle est donc utile – après avoir pris un avis médical1 – pour soulager les problèmes de jambes lourdes, d’œdèmes des jambes dus à un mauvais retour veineux, les hémorroïdes, les saignements de nez (epistaxis), les règles très abondantes ou survenant en dehors des périodes habituelles.

    • Infusée, ou plutôt décoctée, car les tanins sont extraits par décoction. On met la plante sèche en petits morceaux dans l’eau à température ambiante, on couvre, on fait frémir l’eau doucement pendant 5 à 10′, puis on laisse infuser pendant encore 5′ (Le Dr Valnet recommandait toute une nuit), toujours à couvert. On filtre et on peut consommer dans les 24h.
    • Transformée en teinture alcoolique. On fait macérer la feuille de Noisetier fraîche en morceaux dans de l’alcool à 40-45° pendant 2 semaines, on filtre et on l’utilise par voie orale à un dosage personnalisé pour tonifier les veines.
    • Macérée dans du vin rouge pour un usage externe sur des ulcères variqueux. On fait une décoction dans le vin, on utilise le décocté pur ou dilué avec de l’eau sur des compresses.
    1. Toujours vérifier auprès de votre médecin que la consommation de cette plante est sans risque pour vous. ↩︎

    Le Noisetier ou Coudrier a été utilisé pour faire des baguettes de sourcier… des baguettes magiques 🪄 ✨… des sceptres royaux, le caducée de Mercure.

    Un Noisetier planté près de l’entrée de la maison aurait un pouvoir protecteur pour la sérénité du foyer.

    • 1000 remèdes à faire soi-même, Dr Claudine LUU, éditions Terre vivante, 2021
    • Site internet altheaprovence.com
    • Crédit photo Nature Gévaudan
  • Les animaux près de Nature Gévaudan

    Pas d’animaux domestiques ici, pas pour le moment, en tout cas. Les vrais propriétaires et locataires, ce sont eux (je ne suis pas spécialiste, donc je me trompe peut-être de dénomination, veuillez m’en excuser) :

    La grenouille

    Le Poecilimon

    Les papillons, très variés

    Les faucons

    Les hirondelles rustiques

    Les abeilles, bourdons, syrphes

    Les sauterelles

    Les autres insectes

    Les araignées

    Les escargots de Bourgogne

    … et tant d’autres encore !

    Je rajouterai des images au fur et à mesure de mes découvertes lors des balades.

    Crédit photos : DM et Nature Gévaudan en Margeride.

  • L’eau de Saule

    L’eau de Saule

    Si vous avez des plantations, bouturages, marcottages à effectuer, ou tout simplement des plantes un peu faiblardes, vous pouvez utiliser de « l’eau de Saule » pour stimuler le développement des racines.

    Le Saule contient beaucoup d’auxine, une hormone de croissance. Il est possible de la concentrer par macération dans l’eau pour l’administrer aux autres plantes.

    • Quelques jeunes branches de Saule (peu importe la variété) juste cueillies ;
    • Un seau 🪣, un baquet, ou une lessiveuse sans ses ustensiles ;
    • Un couvercle ou une bassine retournée ;
    • De l’eau à température ambiante ;
    • Un marteau 🔨 ;
    • Un plan de travail solide qui ne craint pas les coups de marteau ;
    • Des bouchons d’oreilles sont recommandés ! 😁
    • Sur le plan de travail, marteler les branches de Saule jusqu’à les réduire en fibres ;
    • Les couper puis les mettre dans le seau ;
    • Remplir le seau d’eau ;
    • Couvrir le seau ;
    • Laisser macérer au moins 24h, voire 48h ;
    • Enlever ensuite les fibres qui seraient gênantes ;
    • Plonger les plants à enraciner dans cette eau au moins 15 minutes. Verser de cette eau dans le trou de plantation, installer le plant, recouvrir de terre, puis finir en arrosant le plant avec le reste de l’eau de Saule. Si cela n’est pas suffisant comme arrosage, ajouter de l’eau « normale ». Pailler le plant. Les arrosages suivants seront faits à l’eau « normale ».
    • Ou : mettre cette eau dans les pots de bouturage ou dans le lieu de marcottage.
    • Ou : arroser les plants un peu faibles avec l’eau de Saule une fois sur deux.